{"id":7084,"date":"2020-11-13T11:47:19","date_gmt":"2020-11-13T11:47:19","guid":{"rendered":"https:\/\/visitnavarra.info\/visitnavarra\/les-edifices-religieus-et-le-musee-de-navarra\/"},"modified":"2020-11-13T11:47:19","modified_gmt":"2020-11-13T11:47:19","slug":"les-edifices-religieus-et-le-musee-de-navarra","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/visitnavarra.info\/visitnavarra\/les-edifices-religieus-et-le-musee-de-navarra\/","title":{"rendered":"Les \u00c9difices religieus et le Mus\u00e9e de Navarra"},"content":{"rendered":"<div class=\"cajaContenido\">\n<h3>LES \u00c9DIFICES RELIGIEUX ET LE MUS\u00c9E DE NAVARRE<\/h3>\n<p>LA BASILIQUE DE SAN IGNACIO. Ce temple est \u00e9rig\u00e9 \u00e0 l\u2019endroit o\u00f9 selon la tradition, Saint Ignace fut bless\u00e9 en d\u00e9fendant le ch\u00e2teau de Pampelune, en 1521. Pour comm\u00e9morer cet \u00e9v\u00e9nement, on \u00e9leva en 1950 un monument, qui est la copie de celui qui se trouve dans le sanctuaire de Loyola (1). Les travaux de la basilique (2) commenc\u00e8rent en 1669, suivant des plans qui avaient \u00e9t\u00e9 envoy\u00e9s de S\u00e9ville, et ne s\u2019achev\u00e8rent qu\u2019en 1694. \u00c0 l\u2019int\u00e9rieur, le d\u00f4me est rev\u00eatu d\u2019une riche d\u00e9coration en pl\u00e2tre et derri\u00e8re l\u2019autel se trouve un retable baroque de la premi\u00e8re moiti\u00e9 du XVIIIe.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>En 1767, apr\u00e8s l\u2019expulsion des j\u00e9suites d\u2019Espagne, la basilique fut annex\u00e9e \u00e0 la paroisse de San Nicol\u00e1s puis fut c\u00e9d\u00e9e en 1892 aux religieux r\u00e9demptoristes. En 1927, apr\u00e8s la construction de la nouvelle \u00e9glise de San Ignacio, la nef de l\u2019ancienne basilique fut en partie d\u00e9molie, laissant \u00e0 d\u00e9couvert l\u2019endroit o\u00f9 la tradition veut que le saint soit tomb\u00e9, aujourd\u2019hui signal\u00e9 par une plaque, alors qu\u2019il se trouvait autrefois \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du temple.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Par la rue Cortes de Navarra, nous arrivons \u00e0 la c\u00f4te de Labrit, o\u00f9 s\u2019ach\u00e8ve la rue de San Agust\u00edn. Dans cette rue se trouve la Basilique de San Mart\u00edn (3), un petit \u00e9difice baroque avec un portail cr\u00e9\u00e9 par Pedro de Aizp\u00fan au XVIIIe. Au-dessus du portail, on peut voit un ostensoir, embl\u00e8me de la Confr\u00e9rie du Saint Sacrement qui occupe la chapelle, et de chaque c\u00f4t\u00e9 deux petits \u00e9cussons avec les Cinq Plaies. Dans la m\u00eame rue, l\u2019\u00e9glise de San Agust\u00edn (4) est situ\u00e9e \u00e0 l\u2019emplacement de l\u2019ancien couvent des Augustins, fond\u00e9 par Charles II de Navarre en 1355. L\u2019\u00e9difice qui est parvenu jusqu\u2019\u00e0 nous suit le mod\u00e8le de plan conventuel du XVIe si\u00e8cle, date \u00e0 laquelle fut \u00e9rig\u00e9e l\u2019\u00e9glise que nous pouvons contempler aujourd\u2019hui. La fa\u00e7ade n\u00e9anmoins fut construite entre 1887 et 1900, suivant les plans de l\u2019architecte dioc\u00e9sain Florencio Ansoleaga. \u00c0 l\u2019int\u00e9rieur, nous trouvons quelques retables baroques, parmi lesquels on distingue ceux de Saint Joseph et celui de l\u2019Ange Gardien, tout deux issus du couvent du Carmen Calzado aujourd\u2019hui disparu.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9glise de Saint Augustin accueille le Jeudi Saint la repr\u00e9sentation religieuse qui comm\u00e9more le V\u0153u des Cinq Plaies de la ville de Pampelune. Pendant la virulente \u00e9pid\u00e9mie de peste que souffrit la ville en 1599, l\u2019\u00e9v\u00eaque eut une r\u00e9v\u00e9lation qui lui promettait que les personnes saines ne tomberaient pas malades et que les malades gu\u00e9riraient si on leur posait sur la poitrine un timbre repr\u00e9sentant les Cinq Plaies du Christ. Vu l\u2019efficacit\u00e9 de la mesure et en signe de reconnaissance, le R\u00e9giment de la Ville d\u00e9cida de c\u00e9l\u00e9brer perp\u00e9tuellement ce v\u0153u appel\u00e9 \u00ab des Cinq Plaies \u00bb.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>La rue Compa\u00f1\u00eda, parall\u00e8le \u00e0 la pr\u00e9c\u00e9dente, re\u00e7oit ce nom de la premi\u00e8re maison de la Compagnie de J\u00e9sus \u00e0 Pampelune, inaugur\u00e9e au XVIe si\u00e8cle. Bient\u00f4t, les J\u00e9suites fondirent le Coll\u00e8ge de la Anunciata et au d\u00e9but du XVIIe si\u00e8cle, ils \u00e9difi\u00e8rent \u00e0 c\u00f4t\u00e9 l\u2019\u00e9glise de J\u00e9sus et Marie (5), qui apr\u00e8s l\u2019expulsion de l\u2019Ordre, se convertit en chapelle du s\u00e9minaire, comme on peut lire sur l\u2019inscription de sa fa\u00e7ade. En 1927, l\u2019\u00e9glise revint aux mains des j\u00e9suites, mais lors de la construction du nouveau coll\u00e8ge, on y transf\u00e9ra l\u2019\u00e9glise de Saint Jean Baptiste de la Navarrer\u00eda en 1951. Actuellement, le b\u00e2timent est occup\u00e9 par l\u2019\u00c9cole Officielle de Langues de Navarre, qui a ouvert ses portes en 1978 et qui abrite en son int\u00e9rieur la cour de l\u2019ancien coll\u00e8ge.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>En continuant la rue Compa\u00f1\u00eda jusqu\u2019\u00e0 la rue Curia, nous descendons par la traditionnelle rue de la Ma\u00f1ueta jusqu\u2019au march\u00e9 de Santo Domingo (6), le plus ancien de la ville, construit en 1876 \u00e0 l\u2019endroit m\u00eame occup\u00e9 par le vieux march\u00e9, d\u00e9truit par un incendie. Dans la rue du m\u00eame nom se trouve l\u2019ancien S\u00e9minaire de San Juan (7), construit gr\u00e2ce aux donations du noble de Bazt\u00e1n, Juan Bautista Iturralde, en 1734. Suivant les exemples de l\u2019architecture baroque de la Ribera, une galerie ouverte occupe l\u2019\u00e9tage sup\u00e9rieur, \u00e0 l\u2019image du palais \u00e9piscopal de Pampelune, construit \u00e0 la m\u00eame \u00e9poque.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9difice conserve la chapelle n\u00e9ogothique de la fin du XIXe, o\u00f9 est install\u00e9 le Mus\u00e9e Pablo Sarasate, avec des objets personnels de l\u2019artiste, un buste de celui-ci r\u00e9alis\u00e9 par Mariano Benlliure, les violons et le piano utilis\u00e9s par le musicien, entre autres.<\/p>\n<p>Un peu plus loin dans la m\u00eame rue se trouve le couvent de Santo Domingo (8). Toute cette zone, qui se trouve \u00e0 l\u2019arri\u00e8re de la Mairie, est connue comme le \u00ab barranco \u00bb ou ravin et son urbanisation ne commen\u00e7a pas avant le XVIe si\u00e8cle. Jusqu\u2019alors, elle ne servait qu\u2019\u00e0 canaliser les eaux qui descendaient de l\u2019actuelle rue de la Ma\u00f1ueta jusqu\u2019\u00e0 la rivi\u00e8re Arga. Ce n\u2019est qu\u2019au XVIe si\u00e8cle qu\u2019on d\u00e9cida d\u2019y installer les fr\u00e8res dominicains, apr\u00e8s qu\u2019on les ait fait d\u00e9m\u00e9nager de leur ancien emplacement sur la place du Castillo, pour pouvoir \u00e9lever \u00e0 cet endroit le ch\u00e2teau de Ferdinand le Catholique. Le couvent primitif se trouvait sous l\u2019invocation de Saint Jacques, car \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de ses d\u00e9pendances se trouvait un ermitage consacr\u00e9 \u00e0 l\u2019ap\u00f4tre. C\u2019est pour cette raison qu\u2019on peut encore contempler sur le portail de l\u2019\u00e9difice actuel une statue du saint habill\u00e9 en p\u00e8lerin avec deux autres saints dominicains, Saint Thomas d\u2019Aquin et Saint Vincent Ferrer.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Les travaux de l\u2019\u00e9glise commenc\u00e8rent en 1529 et s\u2019achev\u00e8rent en 1543. Le clo\u00eetre, construit \u00e0 la fin du XVIIe si\u00e8cle, se trouve actuellement dans les d\u00e9pendances du D\u00e9partement de l\u2019\u00c9ducation et de la Culture. Le couvent joua un r\u00f4le important dans l\u2019histoire de l\u2019\u00e9ducation en Navarre, puisqu\u2019il abrita l\u2019Universit\u00e9 Pontificale et Royale de Saint Jacques (Universidad Pontificia y Real de Santiago), fond\u00e9e le 26 avril 1630 sous le r\u00e8gne de Philippe IV. Construite suivant la r\u00e8gle canonique dict\u00e9e par le Pape Urbain VIIII, on y enseignait les Arts, la Th\u00e9ologie, la M\u00e9decine et les Lois. Le couvent souffrit plusieurs s\u00e9cularisations temporaires, jusqu\u2019\u00e0 la d\u00e9finitive qui eut lieu en 1836, lorsque ses d\u00e9pendances furent destin\u00e9es au R\u00e9giment d\u2019Infanterie et \u00e0 l\u2019H\u00f4pital Militaire. C\u2019est aujourd\u2019hui le si\u00e8ge du Conseil de l\u2019\u00c9ducation et de la Culture du Gouvernement de Navarre et seule l\u2019\u00e9glise est encore ouverte au culte.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9glise de Santiago (Saint Jacques) suit la typologie caract\u00e9ristique des temples dominicains : une grande nef avec des chapelles communiquant entre elles entre les contreforts, un transept saillant et l\u2019abside pentagonale entre deux chapelles carr\u00e9es. La fa\u00e7ade fut construite a posteriori, dans la seconde moiti\u00e9 du XVIIIe. A l\u2019int\u00e9rieur on distingue, en plus d\u2019int\u00e9ressants exemplaires de retables baroques, le grand retable, r\u00e9alis\u00e9 par Pierre Picart et Juan de Beauves, la chapelle rococo de San Vicente, situ\u00e9e face \u00e0 la porte d\u2019entr\u00e9e, le relief de la Sainte Famille, de 1560, qui se trouve dans la chapelle de Notre Dame de Nieva et l\u2019orgue, de la moiti\u00e9 du XVIIIe.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>LE MUS\u00c9E DE NAVARRE (9). Apr\u00e8s l\u2019annexion de la Navarre \u00e0 la Castille, les nouveaux monarques ne s\u2019occup\u00e8rent pas seulement de r\u00e9nover les d\u00e9fenses de la ville, mais se charg\u00e8rent aussi de la doter d\u2019institutions qui s\u2019av\u00e9raient n\u00e9cessaires. Parmi celles-ci, l\u2019H\u00f4pital de Notre Dame de la Mis\u00e9ricorde, qui fut install\u00e9 pr\u00e8s de la porte de la Rochapea avant 1547. Pour son financement, on lui conc\u00e9da le monopole de la vente de cartes de jeux et on lui autorisa l\u2019impression de livres. A partir de 1757, on y donna des cours de m\u00e9decine et d\u2019anatomie. L\u2019h\u00f4pital fonctionna comme tel jusqu\u2019en 1925 et \u00e0 partir de 1956 se convertit en si\u00e8ge du Mus\u00e9e de Navarre. En 1932, l\u2019H\u00f4pital de bienfaisance vint \u00e0 d\u00e9pendre des Services Sanitaires de Navarre et fut transf\u00e9r\u00e9 \u00e0 la zone connue comme &#8220;Soto de Bara\u00f1ain&#8221;, o\u00f9 il fonctionne encore actuellement.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>De la construction originale, on a conserv\u00e9 le portail, \u00e9rig\u00e9 en 1556 et \u0153uvre de Juan de Villarreal, et l\u2019ancienne chapelle, construite en 1547 par le tailleur de pierres Juan de Anchieta. La fa\u00e7ade de la chapelle n\u2019est pas l\u2019originale mais une \u0153uvre baroque du XVIIIe si\u00e8cle provenant de l\u2019\u00e9glise de la Soledad, de Puente la Reina, transf\u00e9r\u00e9e ici en 1934. \u00c0 l\u2019int\u00e9rieur de la chapelle on trouve aujourd\u2019hui une int\u00e9ressante exposition d\u2019art sacr\u00e9, o\u00f9 on distingue le retable du couvent disparu du Carmen Calzado, de la moiti\u00e9 du XVIIIe et le retable de style Renaissance de Saint Jean Baptiste, de l\u2019\u00e9glise de San Juan de Burlada.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>La collection : le mus\u00e9e expose au sous-sol des pi\u00e8ces de la pr\u00e9histoire et de la protohistoire. Le premier \u00e9tage est consacr\u00e9 \u00e0 l\u2019art roman, o\u00f9 on distingue la collection de mosa\u00efques issues principalement de villas rurales. L\u2019art m\u00e9di\u00e9val est r\u00e9parti sur le premier et le deuxi\u00e8me \u00e9tage et parmi les pi\u00e8ces expos\u00e9es on distingue pour leur excellente qualit\u00e9 les chapiteaux romans provenant de l\u2019ancienne cath\u00e9drale, le coffret hispano-musulman du monast\u00e8re de Leire et un calice, cadeau de Charles III \u00e0 l\u2019\u00e9glise de Sainte Marie de Uju\u00e9. Les \u0153uvres de la Renaissance se trouvent au deuxi\u00e8me \u00e9tage et, outre l\u2019ensemble des peintures murales en provenance du palais d\u2019Oriz, on peut admirer une magnifique statue en bois de Saint J\u00e9r\u00f4me p\u00e9nitent, \u0153uvre de Juan de Anchieta. Le troisi\u00e8me \u00e9tage est consacr\u00e9 aux XVIIe, XVIIIe et XIXe si\u00e8cles, avec des \u0153uvres de Vicente Berdus\u00e1n, Claudio Coello et Mateo Cerezo, en plus du cycle de la Cr\u00e9ation peint sur cuivre par le flamand Jacob Bouttats. Le portrait du Marquis de San Adri\u00e1n, peint par Goya en 1804, m\u00e9rite une mention sp\u00e9ciale. La collection s\u2019ach\u00e8ve sur des \u0153uvres du XXe si\u00e8cle.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>COUVENT DES CARM\u00c9LITES D\u00c9CHAUSS\u00c9ES (10). Au cours du XVIIe si\u00e8cle, les nouvelles fondations d\u2019ordres religieux s\u2019\u00e9tablissent peu \u00e0 peu \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de la ville. Les premi\u00e8res furent les Carm\u00e9lites D\u00e9chauss\u00e9es, qui occup\u00e8rent le terrain laiss\u00e9 libre suite \u00e0 la d\u00e9molition du ch\u00e2teau de Ferdinand le Catholique ; elles furent suivies des Soeurs Augustines R\u00e9collettes et des P\u00e8res Carm\u00e9lites D\u00e9chauss\u00e9s.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Les P\u00e8res Carm\u00e9lites obtinrent l\u2019autorisation de s\u2019installer dans l\u2019enceinte fortifi\u00e9e en 1637, mais eurent des probl\u00e8mes pour construire leur \u00e9glise. En effet, la proche paroisse de San Lorenzo leur intenta un proc\u00e8s, consid\u00e9rant que seulement quelques ann\u00e9es auparavant avait d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 consacr\u00e9e l\u2019\u00e9glise des Augustines R\u00e9collettes et qu\u2019une autre \u00e9glise dans cette zone allait lui enlever des fid\u00e8les et des revenus. Finalement les autorisations furent obtenues et l\u2019\u00e9glise des p\u00e8res Carm\u00e9lites s\u2019acheva en 1673. La fa\u00e7ade peut \u00eatre contempl\u00e9e avec une certaine perspective, malgr\u00e9 sa situation dans le r\u00e9seau urbain serr\u00e9 du vieux quartier, car les P\u00e8res Carm\u00e9lites se charg\u00e8rent de d\u00e9molir une partie des \u00e9difications voisines pour \u00e9largir la rue Descalzos en arrivant au couvent. Les plans correspondent \u00e0 l\u2019architecture conventuelle typique du XVIIe si\u00e8cle, tr\u00e8s similaires \u00e0 la proche \u00e9glise des R\u00e9collettes. \u00c0 l\u2019int\u00e9rieur, on distingue la chapelle de Saint Joachim, r\u00e9nov\u00e9e au XVIIIe si\u00e8cle avec une profusion de d\u00e9corations en pl\u00e2tre.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Par la rue Santo Andia, nous aboutissons \u00e0 la Place de la Virgen de la O (11), o\u00f9 se trouve une petite basilique. Autrefois, cette place retir\u00e9e constituait le c\u0153ur de la Pobla Nova del Mercat, qui faisait partie du Bourg de San Cernin ; c\u2019\u00e9tait le lieu de r\u00e9sidence des paysans, dont la confr\u00e9rie si\u00e9geait dans l\u2019ermitage m\u00eame de la Vierge. Cette confr\u00e9rie, connue plus tard comme \u00ab Languinobrari \u00bb, conserve encore ses constitutions m\u00e9di\u00e9vales. La basilique connut des r\u00e9formes tout au long du XVIIIe si\u00e8cle mais l\u2019intervention la plus radicale eut lieu en 1987, lorsque l\u2019ermitage tout entier fut d\u00e9truit pour construire un nouvel \u00e9difice moderne, inaugur\u00e9 en 1988.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>A l\u2019int\u00e9rieur se trouve la Vierge de l\u2019Esp\u00e9rance (ou \u00ab de la O \u00bb), une sculpture monumentale r\u00e9alis\u00e9e en pierre polychrom\u00e9e et datant de la premi\u00e8re moiti\u00e9 du XIVe si\u00e8cle, qu\u2019on compare habituellement \u00e0 la Vierge de l\u2019Amparo du clo\u00eetre de la cath\u00e9drale de Pampelune. Sur cette sculpture, on remarque tout particuli\u00e8rement l\u2019attitude de l\u2019Enfant, qui caresse avec sa main le menton de sa m\u00e8re, comme dans certaines repr\u00e9sentations fran\u00e7aises de la Vierge.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>COUVENT DES AUGUSTINES R\u00c9COLLETTES (12). Le couvent fut fond\u00e9 par Juan de Ciriza, secr\u00e9taire de Philippe III, qui fit les d\u00e9marches pour que la Couronne, propri\u00e9taire de ces terrains, les c\u00e8de aux s\u0153urs r\u00e9collettes. Les plans de l\u2019\u00e9difice furent command\u00e9s \u00e0 l\u2019Architecte et Dessinateur des Chantiers Royaux et Grand Ma\u00eetre de la Ville de Madrid, Juan G\u00f3mez de Mora, \u00e9galement auteur, entre autres, du trac\u00e9 de la Plaza Mayor de Madrid. Les travaux s\u2019achev\u00e8rent en 1634, le r\u00e9sultat \u00e9tant un \u00e9difice qui suit l\u2019exemple d\u2019architecture conventuelle du XVIIe si\u00e8cle, similaire au Couvent de l\u2019Incarnation de Madrid.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>L\u2019aust\u00e9rit\u00e9 de l\u2019ext\u00e9rieur de l\u2019\u00e9difice ne refl\u00e8te pas les riches retables baroques qu\u2019abrite l\u2019int\u00e9rieur du temple. On remarque le retable majeur de l\u2019autel et les deux retables lat\u00e9raux, qui forment un magnifique ensemble command\u00e9 en 1700 \u00e0 Francisco Gurrea y Garc\u00eda. Pour la d\u00e9coration du temple, il existait en outre une collection de tapis bas\u00e9e sur des tableaux de Rubens, qui n\u2019avait d\u2019\u00e9gale que celle du Monast\u00e8re des D\u00e9chauss\u00e9es Royales de Madrid.<\/p>\n<\/div>\n<p><!-- cajaContenido --><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>LES \u00c9DIFICES RELIGIEUX ET LE MUS\u00c9E DE NAVARRE LA BASILIQUE DE SAN IGNACIO. Ce temple est \u00e9rig\u00e9 \u00e0 l\u2019endroit o\u00f9 selon la tradition, Saint Ignace fut bless\u00e9 en d\u00e9fendant le ch\u00e2teau de Pampelune, en 1521. Pour comm\u00e9morer cet \u00e9v\u00e9nement, on \u00e9leva en 1950 un monument, qui est la copie de celui qui se trouve dans le sanctuaire de Loyola (1). Les travaux de la basilique (2) commenc\u00e8rent en 1669, suivant des plans qui avaient \u00e9t\u00e9 envoy\u00e9s de S\u00e9ville, et ne s\u2019achev\u00e8rent qu\u2019en 1694. \u00c0 l\u2019int\u00e9rieur, le d\u00f4me est rev\u00eatu d\u2019une riche d\u00e9coration en pl\u00e2tre et derri\u00e8re l\u2019autel se trouve un retable baroque de la premi\u00e8re moiti\u00e9 du XVIIIe. &nbsp; En 1767, apr\u00e8s l\u2019expulsion des j\u00e9suites d\u2019Espagne, la basilique fut annex\u00e9e \u00e0 la paroisse de San Nicol\u00e1s puis fut c\u00e9d\u00e9e en 1892 aux religieux r\u00e9demptoristes. En 1927, apr\u00e8s la construction de la nouvelle \u00e9glise de San Ignacio, la nef de l\u2019ancienne basilique fut en partie d\u00e9molie, laissant \u00e0 d\u00e9couvert l\u2019endroit o\u00f9 la tradition veut que le saint soit tomb\u00e9, aujourd\u2019hui signal\u00e9 par une plaque, alors qu\u2019il se trouvait autrefois \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du temple. &nbsp; Par la rue Cortes de Navarra, nous arrivons \u00e0 la c\u00f4te de Labrit, o\u00f9 s\u2019ach\u00e8ve la rue [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-7084","page","type-page","status-publish","hentry"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v23.5 - https:\/\/yoast.com\/wordpress\/plugins\/seo\/ -->\n<title>Les \u00c9difices religieus et le Mus\u00e9e de Navarra - VisitNavarra<\/title>\n<meta name=\"description\" content=\"Edificios religiosos y Pamplona y el Museo de Navarra. Bas\u00edlica de San Ignacio, Los Carmelitas descalzos, Convento Agustinas recoletas, etc.\" \/>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/visitnavarra.info\/visitnavarra\/fr\/les-edifices-religieus-et-le-musee-de-navarra\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"es_ES\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Les \u00c9difices religieus et le Mus\u00e9e de Navarra - VisitNavarra\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Edificios religiosos y Pamplona y el Museo de Navarra. Bas\u00edlica de San Ignacio, Los Carmelitas descalzos, Convento Agustinas recoletas, etc.\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/visitnavarra.info\/visitnavarra\/fr\/les-edifices-religieus-et-le-musee-de-navarra\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"VisitNavarra\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"Tiempo de lectura\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"12 minutos\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\/\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\/\/visitnavarra.info\/visitnavarra\/fr\/les-edifices-religieus-et-le-musee-de-navarra\/\",\"url\":\"https:\/\/visitnavarra.info\/visitnavarra\/fr\/les-edifices-religieus-et-le-musee-de-navarra\/\",\"name\":\"Les \u00c9difices religieus et le Mus\u00e9e de Navarra - VisitNavarra\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\/\/visitnavarra.info\/visitnavarra\/#website\"},\"datePublished\":\"2020-11-13T11:47:19+00:00\",\"dateModified\":\"2020-11-13T11:47:19+00:00\",\"description\":\"Edificios religiosos y Pamplona y el Museo de Navarra. Bas\u00edlica de San Ignacio, Los Carmelitas descalzos, Convento Agustinas recoletas, etc.\",\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\/\/visitnavarra.info\/visitnavarra\/fr\/les-edifices-religieus-et-le-musee-de-navarra\/#breadcrumb\"},\"inLanguage\":\"es\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\/\/visitnavarra.info\/visitnavarra\/fr\/les-edifices-religieus-et-le-musee-de-navarra\/\"]}]},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\/\/visitnavarra.info\/visitnavarra\/fr\/les-edifices-religieus-et-le-musee-de-navarra\/#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"Portada\",\"item\":\"https:\/\/visitnavarra.info\/visitnavarra\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"Les \u00c9difices religieus et le Mus\u00e9e de Navarra\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\/\/visitnavarra.info\/visitnavarra\/#website\",\"url\":\"https:\/\/visitnavarra.info\/visitnavarra\/\",\"name\":\"VisitNavarra\",\"description\":\"Alojamiento y experiencias tur\u00edsticas en Navarra; qu\u00e9 visitar en Navarra; comer en Navarra\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\/\/visitnavarra.info\/visitnavarra\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"es\"}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"Les \u00c9difices religieus et le Mus\u00e9e de Navarra - VisitNavarra","description":"Edificios religiosos y Pamplona y el Museo de Navarra. Bas\u00edlica de San Ignacio, Los Carmelitas descalzos, Convento Agustinas recoletas, etc.","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/visitnavarra.info\/visitnavarra\/fr\/les-edifices-religieus-et-le-musee-de-navarra\/","og_locale":"es_ES","og_type":"article","og_title":"Les \u00c9difices religieus et le Mus\u00e9e de Navarra - VisitNavarra","og_description":"Edificios religiosos y Pamplona y el Museo de Navarra. Bas\u00edlica de San Ignacio, Los Carmelitas descalzos, Convento Agustinas recoletas, etc.","og_url":"https:\/\/visitnavarra.info\/visitnavarra\/fr\/les-edifices-religieus-et-le-musee-de-navarra\/","og_site_name":"VisitNavarra","twitter_card":"summary_large_image","twitter_misc":{"Tiempo de lectura":"12 minutos"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/visitnavarra.info\/visitnavarra\/fr\/les-edifices-religieus-et-le-musee-de-navarra\/","url":"https:\/\/visitnavarra.info\/visitnavarra\/fr\/les-edifices-religieus-et-le-musee-de-navarra\/","name":"Les \u00c9difices religieus et le Mus\u00e9e de Navarra - VisitNavarra","isPartOf":{"@id":"https:\/\/visitnavarra.info\/visitnavarra\/#website"},"datePublished":"2020-11-13T11:47:19+00:00","dateModified":"2020-11-13T11:47:19+00:00","description":"Edificios religiosos y Pamplona y el Museo de Navarra. Bas\u00edlica de San Ignacio, Los Carmelitas descalzos, Convento Agustinas recoletas, etc.","breadcrumb":{"@id":"https:\/\/visitnavarra.info\/visitnavarra\/fr\/les-edifices-religieus-et-le-musee-de-navarra\/#breadcrumb"},"inLanguage":"es","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/visitnavarra.info\/visitnavarra\/fr\/les-edifices-religieus-et-le-musee-de-navarra\/"]}]},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/visitnavarra.info\/visitnavarra\/fr\/les-edifices-religieus-et-le-musee-de-navarra\/#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"Portada","item":"https:\/\/visitnavarra.info\/visitnavarra\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"Les \u00c9difices religieus et le Mus\u00e9e de Navarra"}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/visitnavarra.info\/visitnavarra\/#website","url":"https:\/\/visitnavarra.info\/visitnavarra\/","name":"VisitNavarra","description":"Alojamiento y experiencias tur\u00edsticas en Navarra; qu\u00e9 visitar en Navarra; comer en Navarra","potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/visitnavarra.info\/visitnavarra\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"es"}]}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/visitnavarra.info\/visitnavarra\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/7084","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/visitnavarra.info\/visitnavarra\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/visitnavarra.info\/visitnavarra\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/visitnavarra.info\/visitnavarra\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/visitnavarra.info\/visitnavarra\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7084"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/visitnavarra.info\/visitnavarra\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/7084\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/visitnavarra.info\/visitnavarra\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7084"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}